Originaire de Perpignan, Tony a bien trouvé sa place à l’Épicerie Comptoir. En effet, ce bar à tapas, épicerie fine et cave à vins est le refuge idéal pour tous les produits du terroir languedocien ! Il existe plusieurs adresses à Lyon: les Halles,  Vaise, la Croix-Rousse et les Brotteaux (il y en a aussi une à Grenoble !)

Passionné, avenant et imprégné de tous ses produits qu’il connaît par cœur, Tony a accepté de répondre aux questions de Le Bon Gustave autour d’un verre de vin du Languedoc-Roussillon, évidemment ! Nous avons voulu en savoir plus sur ce passionné et son rapport qu’il entretient avec ses vins…

Salut Tony, du Club Med à L’Épicerie Comptoir que s’est-il passé ?

TONY : Oulah… beaucoup trop de choses ! Mais suffisamment pour que je fasse de belles rencontres. C’est toujours une question de rencontres !

Une journée avec vous, qu’est-ce que ça donnerait ?

T : Un mélange de vins du Languedoc et de maternelle *rires* car je partage ma vie entre l’Épicerie Comptoir, les vins et mes enfants (Tony attend son 4ème !). Une journée type c’est ça !

Racontez-nous une anecdote du client le plus improbable que vous ayez vu…

T : Quelqu’un qui est arrivé avec beaucoup d’aprioris sur le Languedoc, qui ne buvait que des vins d’une autre région et qui ne parlait que de ça pendant tout le repas. Mais quand il est parti il m’a embrassé et il m’a dit : « Je reviendrai. »… Depuis, il vient trois fois par semaine !

Comment conseillez-vous un client lorsqu’il cherche à retrouver son vin coup de cœur ?

T : Ah… automatiquement je n’ai qu’une réponse… Le Bon Gustave ! *rires et applaudissements de toute la tablée*. La preuve, c’est ce que j’ai déjà fait !

La chose que vous détestez dans votre métier ?

T : Dans mon métier de caviste, ce que je déteste, c’est de ne pas pouvoir satisfaire la demande. Si la personne désire une quantité de vin que je ne peux pas lui fournir, cela m’embête vraiment.

Et celle que vous adorez ?

T : Quand les gens me font confiance aveuglément et qu’ils repartent avec le sourire comme s’ils avaient fait leur propre choix … alors que en fait… c’est moi qui l’ai fait pour eux!

Pourquoi des vins du Languedoc uniquement ?

T: Ce n’est pas mon choix mais ça le serait surement si j’étais le chef des Épiceries Comptoir. Pour mes patrons c’est un concept qui est né avec le créateur des lieux qui était narbonnais et amoureux de ses vins. Il avait donc envie de plébisciter les vins de sa région et je pense que c’était une bonne idée car aujourd’hui on arrive à créer la surprise avec des petites choses assez intéressantes.

Auriez-vous une histoire improbable à nous raconter que vous avez vécu en tant que caviste ?

T : Il m’est arrivé une fois une chose assez farfelue. J’ai failli vendre une bouteille vide ! Elle était bouchée et scellée mais vide. Donc on l’a renvoyée au producteur en lui disant : « écoute, je pense qu’il y a eu un petit souci sur ta chaîne d’embouteillage ! » *rires*

Pourquoi avoir choisi de travailler ici ? Qu’aimez-vous dans le vin ?

T : C’est le bon mot : j’ai choisi de travailler ici. Je les ai forcés à m’embaucher parce que le Languedoc c’est ma région et j’avais une vraie nostalgie. Donc le fait qu’ils fassent des produits de chez moi ça me permettait d’une certaine façon de nourrir ma nostalgie. Et puis je leur ai dit : « qui de mieux pour vendre des vins du Languedoc qu’un languedocien ? Et qui de mieux pour des vins du Roussillon qu’un produit de la catalogne comme moi ? » Je suis un passionné de cette région et quand j’en parle les gens me disent : « on ne peut pas choisir, vous êtes en train de nous parler de chaque produit avec les yeux qui pétillent et le ventre qui gargouille ! ». Je ne peux pas mentir j’aime tous les produits que je vends ici.

Le vin de demain, qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça peut représenter ?

T : Le vin de demain pour moi ce n’est pas un vin en particulier mais plutôt une région que j’ai découverte récemment. Je pense que quand le Languedoc et le Roussillon seront, comme beaucoup d’autres régions, plébiscitées dans le monde entier, elles augmenteront leurs prix au point que ce ne sera plus en adéquation avec notre concept. Alors, j’irai bien vers les Coteaux d’Aix. Pour moi, le vin de demain c’est tous les narbonnais qui se sont installés dans les Coteaux d’Aix et qui sont en ce moment en train de faire des choses très sympas. Je cite même un nom: le domaine de l’Olibaou qui est pour moi le domaine qui va monter et qu’il faut surveiller.

Est-ce que vous avez un chouchou dans vos produits ?

T : Oui évidemment ! Jeff Carrel fait partie de mes chouchous c’est certain !

Comment le qualifierez-vous ?

T : Je le qualifierais d’artiste assembleur. J’aime sa personnalité dans son vin, même si je ne le connais pas personnellement car j’ai lu et vu beaucoup de choses autour de lui. Pour moi c’est quelqu’un qui fait les choses par envie et si ça plaît au consommateur tant mieux, sinon tant pis.

Si vous deviez créer un vin, à quoi ressemblerait-il et quelles seraient ses caractéristiques ?

T : J’aime les vins avec du corps donc il serait assez épais, il aurait du répondant mais une certaine rondeur. Le fruit serait quand même très présent car il représente une caractéristique majeure des cépages du Languedoc. Il aurait aussi une petite touche d’épices et serait finalement équilibré comme beaucoup de Pic Saint Loup aujourd’hui par exemple.

Retrouvez Tony sur sa page Facebook ! Bonne dégustation !

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