Le Bon Gustave a rencontré Dorothée Chollat-Namy. Dorothée travaille à l’organisation du salon gastronomique Mer et Vigne, créé à Lyon en 1996 par son père qu’elle accompagne désormais. Cette atmosphère familiale est bel et bien présente dans ces salons très conviviaux et humains qui ont pour ambition de promouvoir notre patrimoine culinaire et œnologique. Ils sont donc les dignes représentants de la grande famille qu’est le milieu de la gastronomie !

Pourrais-tu nous parler des salons Mer et Vigne ?

D : Je regroupe des artisans producteurs français sur un lieu pendant 4 jours et je fais venir du grand public, des professionnels ou des particuliers, qui viennent déguster et acheter des produits. Nous prônons la vente directe : nous mettons en relation le producteur, l’artisan ou le transformateur et les consommateurs donc il n’y a pas d’intermédiaire.
Sur l’année, nous comptons environ 120 000 visiteurs et nous travaillons avec 500 exposants.
Il y a en fait un seul salon Mer et Vigne qu’on décline dans 10 villes différentes, avec 16 dates au total. Tout cela se déroule chaque année de septembre à mai, et ce depuis 20 ans.

Les exposants sont-ils exclusivement français ?

D : A 90% oui, mais on travaille parfois avec des exposants grecs, italiens, malgaches, espagnols par exemple.
Ton papa qui a créé ce salon il y a 20 ans, vous travaillez désormais ensemble. Comment vis-tu l’aventure familiale ?
D : Je travaille avec mes deux parents et ça va très bien ! J’ai le même caractère que mon père donc on s’entend bien, chacun a ses tâches. Moi je gère plus la communication et les aspects techniques et logistiques. Ça fait 20 ans que mon père est dedans donc il a un peu le nez dans le guidon. J’écoute ce qu’on me dit, mais je suis plus jeune donc j’amène des nouvelles choses : on a l’avantage d’avoir 2 visions différentes au sein de la même entreprise.

Quel est ton parcours, qu’est-ce qui t’as mené à travailler dans cette société ?

D : En fait je baigne dans ce milieu depuis que je suis toute petite, depuis 20 ans. Je vais sur les salons, je côtoie les exposants depuis que j’ai 9 ans. Ça m’a vraiment toujours plus.
J’ai fait un Master 2 à l’ESC Dijon et j’ai fait plusieurs stages, mais rien à voir avec l’événementiel ou la gastronomie. Puis quand il a fallu trouver un job, j’étais vraiment intéressée par entrepreneuriat. Notre entreprise me plaisait. En plus d’être éthiques, il y a 500 entreprises, micro, petites et moyennes, qui vivent un peu grâce à nos salons.

A ce propos, selon toi, qu’est ce qui distinguerait ce salon d’autres salons gastronomiques ?

D : C’est principalement l’ambiance : ce salon est convivial, familial, simple. Les exposants sont très accessibles, on peut facilement discuter avec eux. Ils aiment parler de leurs produits, donner des conseils et voir des gens intéressés : ce n’est pas que de la vente.

Justement est-ce que tu as une petite anecdote à nous dévoiler à propos de ces salons, un souvenir drôle ?

D : On fait des fêtes avec les exposants. *Rires*. Il y a un salon qu’on fait à Maisons-Laffitte depuis 15 ans, et on a des vieux de la vieille qui nous suivent depuis toujours. Parmi eux, des ostréiculteurs qui partirent à la retraite. Pour leur rendre hommage, on a fait une soirée, on a dansé et les exposants ont commencé à faire un… comment ça s’appelle : on se met assis en rang d’oignons et on fait passer quelqu’un… [Le Bon Gustave a retrouvé la mémoire : c’est le paquito !] Bref, mon père l’a fait, il a pris 10 mètres d’élan, il a enlevé sa veste et s’est jeté sur tout le monde. Ça m’a fait vraiment rire !

Bonne ambiance, effectivement !

D : Oui, même entre nous avec les exposants ! Encore une fois, c’est ça qui nous différencie des autres salons. On ne considère pas nos exposants comme de simples mètres carrés vendus. Parce que notre métier de base, c’est vendre des mètres carrés, mais nous on ne le voit pas comme ça.

Est-ce que vous avez des projets particuliers pour le salon, à court ou à moyen terme ?

D : Euh, oui… mais là je n’en parle pas parce qu’il n’y a rien de fixé…

C’est top secret ! *Rires*

D : On a des idées…

Alors reformulons la question : le salon Mer et Vigne, ce sera quoi dans 5 ans ?

D : On restera pareil, c’est ce qui fonctionne. Il y aura toujours ces salons avec autant d’exposants et de visiteurs, aussi qualitatifs. La qualité d’un salon passe par la diversité des stands donc par la diversité de produits et leur qualité. C’est notre leitmotiv et on veut vraiment garder cette linéarité. Mais il y a d’autres développements, vous en saurez plus bientôt. *Clin d’œil*.

Notre brigade de dénicheurs est assez épicurienne, comme tu peux le voir… Donc pour conclure, si tu devais décrire un vin qui serait à ton image, quelles seraient ses caractéristiques ?

D : Je le vois plus comme un Côtes du Rhône, c’est pour ça que j’ai pris ça [dit-elle en sirotant un Crozes-Hermitage]. Avant j’étais plus sur du Bordeaux parce que j’ai toujours eu le palais Bordeaux car mon parrain est vigneron bordelais. Mais en fait c’est trop lourd, il n’y a pas assez de piquant. Moi j’aime bien les vins tanniques, avec de l’acidité.

Des notes épicées ?

D : Oui, un peu épicé, piquant, qui en laisse en bouche mais en même temps qui soit fin. Un vin équilibré. Un vin avec du corps. Acidulé, dans le bon sens du terme. Fin, et long en bouche. Voilà je pense que ça me définit bien.

 

Retrouvez Dorothée et la prochaine édition du salon Mer et Vigne au Parc Floral de Paris du 9 au 12 septembre et avant cela sur le site web du salon !

 

LHB_logo_BD

%d blogueurs aiment cette page :