“Blanc puis rouge, rien ne bouge, rouge puis blanc, tout fout le camp !”. Vous avez certainement déjà entendu cela ! Doit-on suivre ce dicton lorsqu’il s’agit de choisir l’ordre de ses vins ? Ou est-ce une maxime sans fondement réel ? Le Bon Gustave éclaire votre lanterne !

Nous avons l’habitude de commencer le repas avec un vin blanc et de continuer en accompagnant le plat principal avec un vin rouge. Nous avons également pour coutume de terminer par un vin rouge bien corsé avec le fromage. Cette combinaison peut très bien convenir, mais pas toujours ! L’important est de bien choisir ses vins en fonction du plat, mais aussi en fonction des autres vins qui seront servis. Voici quelques conseils simples à suivre :

  • Aller crescendo en puissance et en qualité

Si l’on sert d’abord un blanc léger sec, presque n’importe quel rouge pourra suivre. Alors que si l’on commence par un blanc puissant, le vin suivant devra être d’égale consistance. Par exemple, on peut commencer par un vin rouge léger et fruité (un gamay de la Vallée de la Loire ou du Beaujolais par exemple) et continuer avec un blanc corsé. On sert toujours d’abord le léger puis le corsé et les vins de grande qualité.

  • Aller crescendo en âge

Les vins ayant vieilli étant plus complexes et plus riches en arômes, ils doivent être servis après les vins plus jeunes. En effet, leur complexité pourrait faire paraître un vin jeune trop court, trop fruité et trop lourd en alcool.

  • Aller crescendo en sucre

Il n’est pas rare de commencer les festivités avec des vins sucrés, voire liquoreux, comme le Porto ou le Sauternes par exemple. Ce n’est pas la meilleure solution à adopter ! En effet, le sucre de ces vins tapisse d’emblée la bouche. Ceci risque de donner une sensation désagréable lors de la dégustation des vins suivants, qui seront forcément plus secs. C’est pour cela qu’il est conseillé de boire d’abord les vins secs. Cependant, si vous aimez commencer par un vin liquoreux, vous pouvez boire un peu d’eau après avoir fini votre verre afin de laisser place nette pour les suivants.

Toujours concernant le taux de sucre, faites attention à ce que le vin accompagnant votre dessert soit au moins, si ce n’est plus, sucré que celui-ci, au risque de dévaloriser votre pâtisserie.

 

Ces quelques conseils, découlant du bon sens, devraient vous aider à apprécier pleinement vos vins et à ne plus commettre d’impairs. Vous êtes désormais prêt à recevoir les plus grands sommeliers !


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