A la découverte du vin jaune

A la découverte du vin jaune

Comme chaque premier weekend de février depuis 1996, le vignoble jurassien accueillera la Percée du Vin Jaune. Cet événement festif et populaire met à l’honneur celui qu’on appelle “l’Or du Jura”, et d’ailleurs à juste titre, puisqu’il est reconnu comme un vin incroyablement riche et puissant. Vous voulez connaître tous ses secrets pour apprécier pleinement sa dégustation ? Le Bon Gustave vous accompagne !

Elaboration du vin jaune

Le vin jaune est un vin blanc sec produit à partir d’un seul cépage, le Savagnin. Seules 4 AOC peuvent l’élaborer : Arbois, Côtes du Jura, Château-Chalon et l’Etoile.

Ce qui est tout à fait typique de l’élaboration du vin jaune est, qu’après fermentation, il est conservé 6 ans et 3 mois en fûts de chêne, sans ouillage. (C’est-à-dire sans que l’on ne compense l’évaporation naturelle). Cette méthode permet la formation d’un voile de levures à la surface du vin. Ce voile le protège et le préserve de l’oxydation due au contact avec l’air.

fut-vin-jaune

Le voile de levures à la surface du vin jaune

Percée et mise en bouteille

Le vin jaune n’est pas atypique seulement par sa méthode de production. Il l’est aussi en raison des festivités qui accompagnent sa mise en bouteille. Après avoir passé 6 ans et 3 mois en fûts, producteurs et amateurs se retrouvent le premier weekend de février pour la Percée du Vin Jaune, où un tonneau est ouvert et dégusté par un jury puis mis en bouteilles. Cet événement est aujourd’hui l’occasion de rencontrer les producteurs, de déguster, de participer à des ateliers de cuisine, etc.

La bouteille le contenant est elle aussi particulière puisqu’elle contient “seulement” 62cl du breuvage. Ce contenant, appelé clavelin a été créé à la demande des producteurs de vin jaune. C’est d’ailleurs la seule bouteille autorisée à le contenir ! Sa contenance, à première vue étrange, correspond à ce qui reste d’un litre du vin après vieillissement.

Dégustation

C’est sa méthode particulière d’élevage qui procure au vin jaune toute sa typicité, à commencer par sa jolie robe dorée. Son nez vous offrira des arômes de fruits secs et de noix, accompagnés de quelques notes florales. La bouche, riche et puissante, vous fera retrouver la noix, ainsi qu’une touche épicée.

Vous l’apprécierez, servi autour de 15-16°C, avec du foie gras, une volaille à la crème ou encore des spécialités du Jura, comme la tarte au comté.

Le vin jaune est aussi une valeur sûre si vous cherchez des vins de garde puisqu’il peut se conserver jusqu’à 30 ans sans problème !

Pour succomber à la tentation du vin jaune nous vous conseillons notre coup de coeur : le Côtes du Jura – Vin Jaune du Domaine Guillaume Overnoy.

Contactez nos dénicheurs si nous vous avons convaincu d’y goûter !

Retour sur la Vente des Vins des Hospices de Beaune

Retour sur la Vente des Vins des Hospices de Beaune

Ce dimanche 18 novembre, comme tous les 3e dimanches du mois de novembre depuis 158 ans, a eu lieu la Vente des Vins des Hospices de Beaune. Pendant plus de 7 heures se sont succédées les 828 pièces* de vin qui ont été mises aux enchères par les Hospices civiles de Beaune et la maison d’enchères Christie’s. Et le moins que l’on puisse dire c’est que 2018 est un millésime prometteur !

Et pour cause, un nouveau record a été atteint : la somme des enchères réalisées fut de 14,2 millions d’euros. (Contre 12,3 millions pour le précédent record, atteint en 2017) !

Un autre record est à noter pour cette vente : celui de la plus grosse somme dépensée pour une pièce de vin. Un enchérisseur a déboursé 135 000 € pour une pièce de Bâtard-Montrachet Grand cru. (La moyenne pour une pièce étant de 16 800€).

Une vente de charité

Ce qui fait la spécificité de cette vente est que les bénéfices des enchères sont reversés à l’institution hospitalières des Hospices afin de soutenir l’hôpital moderne de Beaune ainsi que l’entretien du bâtiment historique des Hospices. Cette notion caritative est d’ailleurs le fondement de la Vente des Vins. Chaque année, la mise aux enchères de la “Pièce des Présidents” bénéficie à diverses associations. Pour cette 158e édition, ce sont trois associations, chacune représentée par une célébrité, qui ont été sélectionnées :

A leur profit, deux “Pièces des Présidents” ont été mises en vente cette année : un Corton Grand cru Clos du Roi et un Meursault Premier cru Les Hospices de Beaune. Finalement, ce sont trois enchérisseurs qui ont emporté l’enchère pour la somme de 230 000€. (Bien loin des 480 000€ atteints en 2015).

Cet événement phare annonce donc un excellent millésime 2018. On dit des blancs qu’ils ont une belle profondeur et de la densité et des rouges qu’ils possèdent des arômes solaires mais frais. Une belle promesse !

 

*une pièce est un fût de 228 litres. 

Tout savoir sur le pinot noir

Tout savoir sur le pinot noir

En Bourgogne on fait simple : si c’est un rouge c’est un pinot noir !

Cépage de Bourgogne arrivé avec les Romains, l’histoire du pinot noir perdure au Moyen-Age grâce à l’abbaye de Cîteaux qui a largement contribué à son expansion et à sa renommée, allant jusqu’à créer une confrérie de chevaliers (Les Tastevins) pour répandre dans le monde sa qualité et son nom après la Prohibition.

Ce plant a un cep délicat aux sarments peu élevés : sa feuille, fortement découpée, est petite, d’un vert tendre, sa grappe en pleine maturité est composée de petits grains ronds et peu serrés, leur couleur de jais prend une teinte bleuâtre.

Le pinot noir, dans ses jeunes années, donne des petits fruits abondants, dont la saveur est encore loin de rivaliser avec ceux produits par les pieds cinquantenaires. Le prêtre du Diocèse de Dijon avait l’habitude de dire : « La qualité parfaite chez cet arbrisseau est tardive comme la sagesse chez l’homme, c’est le fruit des années. »

Petite anecdote, bien que la couleur des baies soit teintée de reflets bleus et noirs, le jus extrait du pinot noir est incolore. Ce n’est qu’après maturation qu’il prend sa teinte rouge. Ce cépage peut donc donner des vins blancs s’il est vinifié sans sa peau.

Le pinot noir saison après saison

Cycle végétatif vigne. Source : Guillaume Besqueut, 2014.

Cycle végétatif du pinot noir. Source : Guillaume Besqueut, 2014.

Bourgeon d’hiver (A), bourgeon dans le coton (B), pointe verte (C), sortie des feuilles (D), feuilles étalées (E), grappes visibles (F), grappes séparées (G), bouton floral séparé (H), floraison (I), nouaison (J), petits pois (K), fermeture de la grappe (L), véraison (M), maturité et vendage (N), chute des feuilles.

Sortie de l’hiver et apparition de bourgeons ! (B-C-D)

Entre mars et avril, c’est le débourrement : les bourgeons d’hiver (A) gonflent et se développent (B-C-D). Cette étape correspond aussi à la croissance des rameaux et à la sortie des premières feuilles. Pour le pinot noir, il est important d’ébourgeonner (retirer une partie des bourgeons), car c’est un cépage vigoureux qui produit une trop grande quantité de jeunes grappes qui ne pourront pas toutes croître.

Cette période, est la préférée des Boarmies, charmant petit nom donné aux chenilles qui mangent les bourgeons. Celles-ci vident complétement les jeunes bourgeons, causant d’importantes pertes.

 

Bourgeons dévorés par les Boarmies

Bourgeon dévoré par une Boarmie. Source : Gérard Mugneret, 2017.

Début du printemps, la saison des amours : la floraison du pinot noir (I)

Elle est illustrée par l’image I, c’est le moment où le bouton floral issu du bourgeon passe en fleur. A ce stade les ovules sont fécondées, condition sine qua non au développement du fruit.

Pas question de passer l’été noué, il faut en profiter ! (J)

La nouaison, c’est le passage de la fleur aux premières grumes de raisin. Cette étape du mois de juillet donne naissance aux 1ères grappes. Cette période est à risque pour le pinot noir (image J) : la jeune grappe encore ouverte est à la merci des ravageurs. Le mildiou et l’oïldium se propagent rapidement après une averse. Ces champignons affectionnent tout particulièrement l’humidité. L’infection se traduit par une apparition de tâches sur les feuilles qui finissent par dessécher. Si l’oïdium est le premier à pointer son nez, le mildiou s’il atteint la grappe est beaucoup plus destructeur car n’impacte pas que la photosynthèse mais directement le rendement.

Heureusement, le soufre assure une bonne couverture phytosanitaire et bloque la respiration des spores et donc le développement de la maladie.

Mildiou sur feuilles et grappes

Mildiou sur feuilles et grappes – Source : France bleu, 2016

Eh non la véraison ce n’est l’apparition de petits verres dans les grappes ! (K-L-M)

La véraison correspond à la fermeture de la grappe, les grains gonflent, se resserrent.  Ils prennent leur teinte finale, un peu bleutée pour le pinot noir. Le soleil enrichit les raisins de sucre qui viennent à maturité fin août ou début septembre pour les vendanges.

Un bon vigneron c’est celui qui écoute la vigne et travaille en fonction des conditions pédoclimatiques

Avant de s’installer dans une maison on vérifie que les fondations sont solides

Pour la vigne, il en est de même. On réalise des amendements : avant la plantation d’une parcelle, à l’automne, le sol est laissé 3 à 5 ans au repos pour se régénérer. On installe une rotation de culture à base de fabacées et de crucifères pour le nourrir en oligo-éléments avant la plantation des ceps de pinot noir très exigeants et dont la monoculture affaiblit les sols.

Plantation ou repiquage tout est question de budget !

En effet, une campagne de repiquage est bien moins coûteuse que l’arrachage complet d’une parcelle qui implique un manque à gagner de 3 années consécutives. Quand on repique, on n’arrache et remplace que les pieds abimés, morts ou tellement anciens que le rendement n’est plus suffisant. Avec ce genre de campagne on obtient des parcelles où les ceps n’ont pas le même âge.

Repiquage ou plantation se font à l’automne, pour que les racines puissent s’enfouir avant l’hiver et que la croissance commence au printemps pour espérer vendanger dans l’année. C’est plus intéressant que de planter au printemps, car la production serait reculée d’une saison et nécessiterait des besoins d’arrosage puisque la vigne devrait croître pendant les périodes arides. Mais attention, l’arrosage est strictement interdit en Bourgogne.

La taille : les vignerons n’ont rien à envier à Edward aux mains d’argent

La taille : elle se réalise quand la vigne est en repos végétatif (que la sève est dormante) avant le mois d’avril, et les périodes à risque de gel. Il existe un nombre très important de type de taille, conditionnant la qualité de la récolte. Pour le pinot noir c’est souvent une taille au guyot. Elle permet de maîtriser la pousse importante des rameaux et donc la vigueur des ceps. Plus il y a de rameaux plus la quantité de sève dans chacun d’entre eux est faible. Chaque région viticole a sa particularité, en fonction de la variété des ceps, des terroirs et de son ensoleillement.

L’ébourgeonnage n’est pas pour déplaire aux laboratoires pharmaceutiques 

C’est la présélection des bourgeons trop nombreux qui ne pourront pas tous donner de belles grappes. Cette manipulation a souvent lieu en avril pour les pinots noirs. Il arrive que les bourgeons retirés trouvent une seconde vie dans la préparation de crèmes Caudalie ou encore dans les compléments alimentaires pour leurs vertus. Ils sont riches en oligo-éléments, vitamines et facteurs de croissance.

Plus il y a de marches, meilleure est la cave : les étapes sont nombreuses pour obtenir ce beau nectar

La fertilisation prend deux formes : l’engrais est à destination de la plante. Il a un effet direct et immédiat, alors que les amendements visent le sol et ont un effet plus durable dans le temps. Ils sont notamment azotés car une carence dans la composition des raisins, provoque des problèmes de fermentation.

Le labour et la traction animal n’ont pas disparu

labour à cheval

Labour à cheval dans les vignes de Montrachet. Source : Pierre Simon, 2016.

Le labour est un choix stratégique des exploitants, faisant remonter en surface les nutriments du sol. Il permet aussi de limiter la compétition provoquée par le recouvrement du sol par les mauvaises herbes. La profondeur, la période de l’année et le nombre de répétitions font partie des décisions de l’exploitant. Il se substitue aux traitements chimiques ou herbicides, mais ne peut être fait que lorsque le sol est sec.

Les vendanges : passage de la viticulture à la viniculture

vendange au panier

Vendange à la main, Côte de Nuits. Source : Burgundy guide, 2017.

La récolte du pinot noir, bien que dépendante des conditions pédoclimatiques, se déroule entre août et septembre. C’est l’effervescence dans les vignes, véritable moment de partage entre amis, c’est la récolte du dur labeur de l’année écoulée. Elle est directement suivie par la mise en cuve avec ou sans la rafle. Une fois les parties ‘’lourdes’’ (grumes et rafles) remontées à la surface, il y a pressage pour extraire le précieux jus. Puis on laisse la fermentation alcoolique se faire pendant une durée variable.

J’entends les grands-parents dirent qu’en vieillissant on se bonifie !

La maturation se fait en grande majorité en futs de chêne, avec un remplissage régulier des futs pour ne pas laisser trop de place à l’air : technique de l’ouillage.

Tout vient à point à qui sait attendre !

L’embouteillage et l’étiquetage sont réalisés par le domaine ou des prestataires, avant que le vin ne soit vendu et prêt à séduire vos papilles.

La vigne est une culture pérenne, nécessitant toute l’attention, l’amour et le temps des vignerons. Elle les remercie par une production gratifiante. La viticulture participe à la renommée de la gastronomie française : car un plat n’est rien sans son accord mets & vins. Les différents cépages, itinéraires techniques, calendriers d’interventions permettent de produire des vins variés pour satisfaire les palais exigeants de tous.

 

Le vin nature, qu’est ce que c’est ? Des grappes de raisin et puis c’est tout !

Le vin nature, qu’est ce que c’est ? Des grappes de raisin et puis c’est tout !

Nous vous faisons découvrir le vin nature : des grappes de raisin et puis c’est tout !

Après le bio, la biodynamie, découvrez le vin nature.
Le vin nature est plus qu’un process de production viticole, c’est un engagement écologique. Il s’accompagne d’un désir de retrouver les saveurs naturelles du terroir d’antan. Plus de 350 vignerons en France, ont adhéré à cette démarche de transparence. Ils arrêtent leur production de vins “conventionnels” dont la liste d’ingrédients est si longue qu’elle ne pourrait tenir sur une seule étiquette.

schéma

Un vin “nu”, sans artifice !

vin degustation

Un vin à la composition plus naturelle,  sans intrants, levures, pesticides. Les sulfites ? Aucun sulfite ajouté et une dose de souffre faible voire nulle. L’absence de sulfites peut altérer vos expériences de dégustations, dévoilant des arômes différents.

Le sulfite est un additif alimentaire qui permet de protéger le vin de l’oxydation? De plus il stabilise la fermentation alcoolique, désinfecte et empêche la prolifération des bactéries. Cet additif libère également les tannins en clarifiant le vin.  Cependant, il présente des inconvénients : c’est la raison de vos maux de têtes en le lendemain de soirée.

Comment déguster un vin naturel ?

Les vins “conventionnels” ne nécessitent pas d’être aérés une heure avant dégustation. Par contre les vins natures sont composés d’arômes plus complexes dû à l’absence de sulfites, il faudra donc s’armer d’un peu plus de patience. Nous vous recommandons de laisser le vin aéré au moins une à deux heures avant de se délecter de son nectar.

Le Bon Gustave vin nature

La première impression n’est pas forcément la bonne !

À l’ouverture de la bouteille, vous pourrez humer une odeur de “terroir” et des dépôts peuvent être visible, pas de panique !  L’odeur provient du gaz contenu dans le vin, qui n’est nullement un défaut mais l’expression de son aspect “vivant”. Du reste un carafage énergique permettra d’atténuer l’odeur. Si vous n’en avez pas, il suffira d’aérer le vin dans votre verre. À l’inverse des vins conventionnels, le vin nature n’est pas filtré, on peut donc retrouver de gros résidus en suspension, qui apportent la richesse gustative des arômes.

1 observez, 2 sentez, 3 dégustez ! 

Petit avertissement la première gorgée peut-être légèrement étonnante par sa pétillance.

Nous vous conseillons donc de renouveler les expériences de dégustation, pour savoir si vous faites parti des nouveaux adeptes du vin “vivant”. Par ailleurs il faut être patient pour découvrir la richesse du vin nature et les différences aromatiques dévoilées par chaque région.

Une idée de vin nature à déguster ?

La dernière bouteille de vin nature coup de coeur de nos dénicheurs est L’intégrale, la côte roannaise du Domaine des Pothiers.

vin nature domaine potiers

 

“L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.”

Les astuces pour être le Roi de la foire aux vins !

Les astuces pour être le Roi de la foire aux vins !

Le mois de septembre est certes le mois de la rentrée, de l’arrivée de la grisaille et de la fin des vacances, mais c’est aussi celui de la foire aux vins ! Ces opérations, préparées avec grand soin par les grandes surfaces et les cavistes, sont l’occasion de dénicher de belles pépites… ou pas ! Le Bon Gustave vous donne ses astuces de pro pour éviter les déceptions de la foire aux vins !

foire

La foire aux vins d’Alsace

Se préparer pour la foire

La foire c’est la bonne occasion pour commencer à remplir sa cave ou de remplacer les bouteilles bues pendant l’été. Pour cela, il faut partir préparé ! En effet, les bonnes affaires s’anticipent. Nous vous conseillons de feuilleter les catalogues reçus dans vos boîtes aux lettres et de bien réfléchir à quels vins vous voulez. Bien savoir ce dont vous avez besoin et/ou envie vous permettra de présélectionner des références et ainsi de ne pas vous retrouver perdu devant l’offre pléthorique des rayons. Il est aussi conseillé d’établir un budget au préalable, en accord avec vos envies et moyens. Définissez-vous également un nombre maximum de bouteilles à acheter. Il serait dommage de rentrer chez vous avec des bouteilles qui ne trouveraient nulle part où être stockées.

Etre réactif

Il faut savoir que les meilleures affaires ne sont présentes qu’en petite quantité. Les plus belles bouteilles partiront donc très rapidement. Voilà pourquoi nous vous conseillons de faire vos achats lors du/des premier(s) jour(s) de la foire. Le must dans ces occasions est même de réussir à être invité la veille du lancement, à la soirée « VIP », où vous pourrez même goûter les bouteilles avant de les acheter !

Etre réaliste

Une bouteille à moins de 2€, un carton acheté / un carton offert… Ces vins sont surement d’une qualité médiocre. Faites attention aux promotions trop alléchantes, elles sont généralement appliquées à des bouteilles bas-de-gamme. Le travail soigné d‘un vigneron, du raisin choisi, un bouchon de qualité : tout cela ne s’obtient pas pour moins de 2€… En règle générale, nous vous conseillons de ne pas descendre en dessous de 4/5€ pour une bouteille de vin rouge ou blanc et 18/19€ pour une bouteille de Champagne si vous voulez boire quelque chose de correct.

Se fier aux spécialistes

Si, malgré ces quelques conseils, vous hésitez encore sur les bouteilles à rapporter chez vous, faites confiance aux spécialistes. Les sélections faites par les magazines spécialisés du type La Revue du Vin de France ou Le Figaro Vins, sont généralement de bons guides d’achat. Vous pouvez également vous tourner vers des millésimes reconnus pour leur qualité. Ainsi, les 2015 et 2016 sont de bons partis ! Enfin, méfiez-vous des conseils des vendeurs présents dans les grandes surfaces lors des foires aux vins. Rappelez-vous que leurs avis ne sont jamais objectifs et que leurs intentions sont clairement de vous faire acheter le plus possible, et les produits sur lesquels la marge est la plus importante. Tout ceci n’étant pas synonyme de qualité du vin, entendons-nous !


Servir ses vins à bonne température en été

Servir ses vins à bonne température en été

L’envie de boire du vin ne passe pas avec les beaux jours, par contre, il est plus dur de le boire dans des conditions parfaites ! La chaleur étant l’ennemie du vin, nous partageons avec vous quelques astuces pour le déguster à bonne température même si l’atmosphère est caniculaire !

Stockage

Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir être équipé d’une cave à vin. Si tel est votre cas, pour préserver toutes les qualités de vos bouteilles malgré la chaleur, placez-les dans la pièce la plus fraîche de votre logement. Nous sommes souvent tentés de les garder dans la cuisine, c’est une erreur ! Cette pièce est souvent la plus chaude de toute ! Il est préférable de choisir un placard dans l’entrée ou le séjour par exemple. Cette méthode de stockage n’est pas adaptée aux vins de garde, mais elle fera très bien l’affaire pour des vins à déguster plus rapidement. Il est cependant conseillé que la température n’excède pas les 24°C

Service des vins rouges

Pour apprécier au mieux un vin rouge, nous vous conseillons de le mettre une quarantaine de minutes au réfrigérateur puis de le laisser s’aérer environ 20 minutes avant de le servir. Il sera ainsi à parfaite température, c’est-à-dire entre 16 et 18°C. Le plus dur dans cette méthode est d’y penser, une heure avant la dégustation ! Si votre vin est destiné à accompagner un repas, vous pouvez ensuite le plonger dans un seau à glace (accompagnée d’eau) afin de le garder à bonne température.

Service des vins blancs et rosés

Le seau à glace deviendra également votre meilleur ami pour les vins blancs et rosés ! Cependant, pensez à y placer vos bouteilles au moins 30mn avant la dégustation, afin qu’elles aient le temps de se rafraichir. Vous pouvez également vous permettre de mettre un peu plus de glaçons que pour les vins rouges.

Vous partez chez des amis ou faire un pique-nique ? Enfiler vos espadrilles et enfilez à votre bouteille une housse réfrigérante ! Il suffit de la placer une quinzaine de minutes au congélateur puis de l’appliquer sur votre bouteille pour qu’elle rafraîchisse. Rapide et nomade !

Vous êtes un perfectionniste dans l’âme et que vous voulez respecter à la lettre les températures de dégustation ? N’hésitez pas à utiliser un thermomètre de cuisine pour vérifier l’efficacité de nos conseils !


Châteauneuf du Pape : l’épique histoire

Châteauneuf du Pape : l’épique histoire

Vous vous demandez quel peut bien être le rapport entre cette appellation connue mondialement et nos chers Papes ? On vous explique tout ! Le bien aimé Châteauneuf du Pape tient son nom de sa commune de production : Châteauneuf du Pape ! Jusque-là, rien de bien étonnant… Ce qui est plus intéressant à connaître est toute l’histoire qui se cache derrière ce village du Vaucluse et son antique rapport au vin. 

L’histoire

Au plus loin que l’histoire nous amène, ce village était connu sous le nom de « Castro Novo », ce qui signifie « nouveau village fortifié ». Son nom a été modifié au XIIIe siècle en « Châteauneuf Calcernier » en référence à la chaux tamisée qui y était produite en grande quantité. C’est au XIVe siècle que son histoire change, à l’arrivée de Clément V, le premier Pape résidant à Avignon. Il fut le premier à s’intéresser au vignoble local qui ne représentait à l’époque que la moitié des terres cultivées. L’autre moitié étant réservée principalement aux céréales. C’est son successeur, Jean XXII, qui initia les prémices de la renommée internationale de ce vin.

A son arrivée à Avignon, il décida de faire construire une résidence d’été aux Papes, sur la commune de Châteauneuf. Il avait emmené avec lui des vignerons de Cahors, dont il appréciait particulièrement les vins, pour installer un vignoble au pied du château. Ceux-ci s’emparèrent donc de parcelles qui avaient été laissées par les Templiers, chassés par Philippe le Bel. La première année, le vignoble de 8 hectares donna 4 tonneaux de « Vins du Pape » comme les avait désigné Jean XXII. C’est cette dénomination qui commença à éveiller l’intérêt pour ce vin. Au fil des années, la production augmentant, les cuvées de Vins du Pape furent servies lors des réceptions organisées au Palais des Papes d’Avignon. Bon nombre d’ambassadeurs étrangers s’y retrouvaient. Ce vin étant fort apprécié, on commença à expédier des barriques en Italie, en Allemagne et en Angleterre.

L’appellation

En plus d’être le vin des Papes, le Châteauneuf du Pape est aussi le premier à avoir reçu une appellation contrôlée. En 1923, le maire de l’époque, le Baron Pierre le Roy de Boiseaumarié créa le tout premier syndicat viticole français. Son but était de donner des règles à la production du vin local. Cette toute première appellation délimitait la zone de production ainsi que quelques règles comme la limitation du rendement, l’obligation de vendanger manuellement et de trier les raisins. Elle a également définit les cépages autorisés sur l’appellation. Ils sont au nombre de 13 : grenache, mourvèdre, syrah, cinsault, muscardin, counoise, clairette, bourboulenc, roussanne, picpoul, picardon, vaccarèse et terret noir. C’est cette diversité qui avait permis à ce vignoble de bien résister à la crise du phylloxera au milieu du XIXe siècle. L’appellation recouvre aujourd’hui 3000 hectares, dont 50% de la production est exportée.

Le vin

Le Châteauneuf du Pape existe en rouge et en blanc, dont les grandes spécificités sont les suivantes.

Le rouge, a une robe allant du pourpre au grenat. Il est basé sur des arômes complexes de fruits rouges et d’épices. En vieillissant, ceux-ci évoluent vers le cuir, la truffe, le musc et des notes réglissées. Sa bouche est généreuse et souple, toute en rondeur et onctuosité. Les galets roulés recouvrant les pieds de vigne lui procurent une grande richesse aromatique ainsi qu’un bon potentiel de vieillissement.

Le blanc, quant à lui, a une robe jaune pâle et un nez floral. Il est caractérisé par des arômes de fleurs de vigne, de chèvrefeuille et de narcisse. Sa fraicheur aromatique est incroyable de persistance. Planté en sol sableux, on lui accorde élégance et finesse. Au contraire, en graves ou terrain calcaire, c’est sa vivacité qui surprend.

L’anecdote, pour finir !

A la Révolution, le château de Châteauneuf du Pape fut vendu à une personne, qui représentait secrètement 30 personnes. Celles-ci se mirent alors à démonter le château ! Cela pour en revendre les pierres ou s’en servir pour construire leurs propres maisons. Il n’est désormais pas rare de voir des pierres de la résidence d’été des Papes combler les murs des maisons du village !

Si vous voulez en découvrir encore plus sur ce vignoble riche d’histoire, rendez-vous sur le site de l’office du tourisme.

 


 

Vinexpo : qu’est-ce que c’est ?

Vinexpo : qu’est-ce que c’est ?

Nous ne pourrions rater cela pour rien au monde ! Nous ne pensons déjà plus qu’à ça : le Vinexpo ! Alors pour que vous compreniez notre enthousiasme, on vous en dit un peu plus sur cet événement INCONTOURNABLE.

Vinexpo est une marque internationale qui œuvre pour la création et le développement d’événements organisés PAR et POUR des professionnels du vin et des spiritueux. Elle cherche à mettre en relation les acteurs de la filière pour promouvoir les ventes et dynamiser ce (si beau !) marché. Ainsi, elle se positionne en précurseur sur les évolutions et les tendances du secteur.

Les salons Vinexpo sont déjà bien implantés dans le monde puisque vous pouvez les retrouver à Bordeaux, Hong Kong, Tokyo et même prochainement à New York (patientez un tout petit peu jusqu’à l’année prochaine!).  Vinexpo a également créé un nouvel événement itinérant : Explorer, ayant pour but de promouvoir des domaines peu connus mais au fort potentiel.

L’implication de cette marque pour le monde du vin est forte. En effet, elle est aussi mécène de la Cité du Vin de Bordeaux, inaugurée l’année dernière (que nous vous conseillons de visiter d’ailleurs !).

Vinexpo Bordeaux

Concentrons-nous sur le Vinexpo Bordeaux, celui auquel nous nous rendons, qui est un salon incontournable des professionnels du vin. Il a lieu tous les deux ans depuis 1981. Cette 19e édition se déroulera au Parc des Expositions du 18 au 21 juin et se veut une véritable vitrine des produits du monde entier. C’est à la fois un lieu de débat, de découverte, de réflexion et d’innovation.

Vinexpo

Les chiffres clés

Les chiffres

Durant les quatre jours de salon, 80 conférences et dégustations auront lieu et vous pourrez découvrir 2350 exposants venus de 42 pays différents. Le pays mis à l’honneur cette année est l’Espagne. C’est le 3e exportateur mondial de vin et le 1er producteur en termes de superficie.

Les conférences & dégustations

Voici quelques exemples de ce à quoi vous pourrez assister et participer, à Vinexpo :

  • Porto et chocolat : un accord chic et choc
  • Les vins de Géorgie
  • Les grands vins du long de l’Ebre
  • Les cépages patrimoniaux des Alpes
  • L’impact du bio et de la biodynamie sur le goût du vin
  • Assemblée générale de la fédération internationale des journalistes et écrivains du vin et des spiritueux

La nouveauté de cette année

Pour la première fois cette année, Vinexpo consacre un de ses halls aux vins bios et biodynamiques. Le WOW – World of Organic Wines – accueillera 200 vignerons qui proposeront des dégustations, des présentations etc. Un restaurant entièrement bio se trouvera également dans cet espace.

C’est une initiative que nous ne pouvons que saluer étant donné la part de plus en plus importante que représentent ces vins aujourd’hui.

Si, comme nous, vous êtes hyper intéressés et que vous voulez en savoir encore plus, visitez le site Vinexpo.


TOP 10 des mots insolites du vin

TOP 10 des mots insolites du vin

Vous allez apprendre des choses ! Seront-elles toutes utiles quotidiennement ? On ne le garantit pas. Mais vous gagnerez peut-être au Scrabble grâce à l’un de ces mots !

 

  1. PLACOMUSOPHILIE

Une maladie ? Un insecte ? Une plante grimpante ? Rien de tout cela ! La placomusophilie est la passion des capsules de champagne ! Vous pourrez désormais dire de votre oncle qu’il est placomusophile depuis 30 ans. Et ça, ça peut faire peur!

  1. PIGEAGE

Non, ce n’est pas le fait d’avoir tout pigé à la conférence de votre voisin mathématicien… Le pigeage est le fait de mélanger le raisin en fermentation. Cette action permet d’augmenter le contact des peaux de raisin avec leur jus, favorisant ainsi la concentration des tannins.

  1. OÏDIUM

Cette fois-ci, oui, c’est une maladie ! L’oïdium est une maladie de la vigne due à un champignon. Elle se développe sur les parties vertes de la vigne et provoque des pertes de rendement mais aussi une dégradation de la qualité du vin.

  1. VIN DE PAILLE

Pas celui que l’on boit à la paille non… Le vin de paille est un vin liquoreux, surtout produit dans le Jura. Il est élaboré à partir de raisins de vendanges tardives, ensuite entreposés sur la paille ou suspendus pendant au moins 6 semaines. Ainsi, au moment de leur pressage, les fruits sont très concentrés en sucre. Après 3 à 4 ans de vieillissement en fut de chêne, ces vins offrent des arômes de miel, d’orange ou de fruits exotiques.

  1. VENAISON

Ville gallo-romaine ou arôme désagréable ? Le goût de venaison se retrouve dans des vieux Bourgognes ou des vieux Bordeaux et est caractérisé par des arômes de sanglier, cerf, chevreuil… Ce défaut disparaît généralement avec l’aération du vin.

  1. MANSENG

Un indice, ce n’est pas un fleuve Népalais… Le petit et le gros Manseng sont des cépages venant des Pyrénées, plus précisément de la région de Pau. Ils sont à l’origine du célèbre Jurançon et lui procurent une richesse aromatique allant de la cannelle à la mûre, en passant par l’ananas.

  1. VERRE INAO

Normalement, il y a au moins un des deux mots que vous connaissez… Le verre INAO est le verre désigné comme universel pour la dégustation par l’Institut National des Appellations d’Origine. Il est incontournable car il permet de mettre en valeur tous les vins grâce à sa forme spécifique. En effet, il développe les arômes dans ballon puis les concentre vers le nez.

  1. TASTEVIN

Dieu grec ? Ça aurait pu ! Le tastevin est une petite coupelle en argent ou en métal argenté servant à déguster le vin. C’est en quelques sortes l’ancêtre du verre INAO ; les vignerons sont nés avec le leur dans la poche ! Notez également qu’il présente des reliefs dans son fond, appelés « cupulettes », permettant d’observer la robe du vin.

  1. SALMANAZAR

Roi d’Assyrie, oui, mais pas que ! Un salmanazar est une bouteille de gros format. Elle contient en effet 9 litres, ce qui correspond à 12 bouteilles classiques de 75cl. Pour les grosses soifs… ou les belles bandes de copains !

  1. ISABELLE

En plus d’être votre cousine par alliance, l’Isabelle est aussi un cépage de raisins noirs d’origine américaine. Il a été interdit en France en 1935. A l’époque, on a mis en cause son « gout détestable », rappelant parfois celui du renard.

 

Pour la partie de Scrabble, on vous conseille quand même « Placomusophilie », 25 points d’un coup !